Plagistes des Sablettes - la saison 2011 commence doucement

Au Napoli, Chantal Granata présente sa nouvelle terrasse abritée, idéale pour déjeuner à l’abri du vent ou de la chaleur. photo: Dominique Leriche
Terrasses accueillantes et transats sur le sable... Les trois établissements ont ouvert pour les vacances scolaires. Avec un résultat mitigé.
Sur la plage, quelques vacanciers font le plein de soleil avant de revenir au train-train quotidien; un peu plus loin, des « autochtones » profitent des beaux jours pour déjeuner ou boire un verre en terrasse... Aux Sablettes, malgré les congés, pas besoin de réserver.
Si le temps est correct, aux Sablettes, ces vacances de pâques n’ont pas occasionné de raz-de-marée touristique.
« On vivote... Ça travaille tranquillement », souffle Chantal Granata. « La météo a été plutôt clémente. Espérons que de ce côté-là au moins, nous aurons plus de chance cette année que l’an dernier. » La patronne du Napoli est tranquillement installée et profite de sa nouvelle terrasse couverte, parade contre les caprices du ciel. Cet espace abrité de 50 m2 doit attirer les clients en demie saison et assurer de la fraîcheur aux estivants en cas de canicule.
Sur la plage, une dizaine de matelas sont disposés, presque symboliquement. « On en loue deux ou trois par jour à tout casser », poursuit la gérante. On est encore loin du rush touristique.
Comme chaque année, tout se jouera sur cinq à six semaines entre début juillet et mi-août. D’ici là, l’établissement peut mettre la dernière main à ses animations. « On vise surtout un public un peu plus âgé, avec des soirées rétro et du cabaret », explique encore la patronne du Napoli qui regrette le temps où le marché artisanal nocturne s’étendait jusqu’au bout du parc sur la promenade et amenait les badauds.
Un bail de 4 ans insuffisant pour fidéliser
Heureusement, les incontournables feux d’artifices organisés par les commerçants et la série de concerts prévus au théâtre de verdure du parc Braudel devraient garnir les terrasses en soirée.
Juste à côté, même son de cloche au Carré Plage qui comme son voisin a ouvert le 9 avril pour profiter des vacances scolaires.
« Le temps a été pas mal en semaine, du coup on a travaillé. Après, j’avoue que je n’ai pas trop regardé les chiffres. Je ne veux pas me faire peur », plaisante Anthony Cattanéo. Le jeune homme attaque sa troisième saison aux Sablettes avec le sourire.
« On essaye de proposer de la restauration un peu travaillée pour sortir du snack classique. Pour l’été, on va lancer de nouvelles animations avec notamment une soirée barbecue. »
Ici, c’est plutôt un public jeune qui est visé avec DJ et soirées déguisées.
A un an de la fin de son bail, le gérant de Carré Plage se verrait bien rempiler. « C’est vrai que dans notre plan de financement, je tablais sur un renouvellement, l’histoire d’amortir un peu les investissements. Quatre ans c’est court pour s’installer et pour arriver à fidéliser une clientèle.»
Fin des travaux en vue au Moréa
Au Moréa, la donne n’est pas tout à fait la même. Contrairement aux deux autres plagistes, lui a obtenu une concession de douze ans. En contrepartie, l’établissement est contraint d’ouvrir tout au long de l’année.
Une disposition qui a imposé d’importants travaux, qui devraient s’achever d’ici le mois de juin.
« Il ne nous reste que la toiture à installer et la décoration à finaliser », explique Marie Scaténa qui déplore le retard pris en raison de multiples dégradations et vols sur le site.
Qu’à cela ne tienne, l’inauguration du Moréa agrandi sera l’occasion d’une soirée festive.
L’occasion d’attaquer saison du bon pied. Cet été, le restaurant reconduira les animations qui ont fait son succès les années précédentes, avec dans les assiettes, une formule moules-frites à 10 e des soirées salsa les jeudis et dimanches.
source: c. gaignebet - var matin


