US seynoise: Alexandre Cherrier veut franchir un palier

Transfuge du Pays d'Aix (Pro D2) à l'intersaison, le pilier Alexandre Cherrier a conscience qu'il doit encore s'aguerrir pour espérer aller plus haut. photo: Eric Estrade
Il n'a que 23 ans, mais il fait pourtant partie des recrues qui suscitent un certain engouement auprès des supporters seynois. Arrivé d'Aix-en-Provence, Alexandre Cherrier a de suite impressionné par sa stature. Il faut dire qu'avec ses 125 kilos, ce pilier droit d'1,85 m ne passe pas inaperçu.
Formé à Cavaillon, il est parti trois ans au Stade Toulousain, puis deux saisons à Colomiers, avant de rejoindre le groupe Espoirs du Pays d'Aix.
Ses performances tapent dans l'œil de Serge Laïrle qui le convoque l'an dernier avec l'effectif professionnel. Une équipe dans laquelle il va s'installer durant toute la deuxième partie de saison, en enchaînant les treize derniers matches du championnat de Pro D2.
Pas suffisant malgré tout pour être conservé, même si son cas à fait débat.
« On a finalement préféré se tourner vers un joueur plus mature, explique le manager Gilbert Doucet. Il a un réel potentiel, mais il manque encore d'expérience.»
Le voilà donc à La Seyne pour s'aguerrir et apprendre encore le métier, notamment en mêlée fermée.
« Je crois que l'USS est le club parfait pour poursuivre ma progression. Le club est ambitieux et semble bien structuré. Je suis entouré de nombreux joueurs d'expérience et je vais me retrouver face à de bons pilards tous les dimanches. J'espère franchir un palier afin de retrouver un jour le Pro D2 », avance-t-il.
Son objectif est donc clair. Rejouer un jour parmi les pros. Ce qui ne l'empêche pas de savourer le monde amateur qu'il découvre avec plaisir. « J'adore l'état d'esprit qui règne ici. C'est vraiment différent du monde pro où il y a des clans. Ici, tout le monde parle à tout le monde. C'est idéal pour l'intégration.»
Désormais, il ne lui reste plus qu'à trouver un appartement dans l'Ouest-Var afin de s'éviter les allers-retours sur Cavaillon. Ce grand gaillard pourra alors donner la pleine mesure de son potentiel sous ses nouvelles couleurs.
source: Sonia Bonnin - var matin


