Rugby - Fédérale 1: La Seyne veut s'inviter parmi les grands

L'effectif seynois, ici au grand complet, a pour objectif de se hisser parmi les meilleures formations de fédérale 1. Ce qui sous-entend une participation aux phases finales... Photo: D. Leriche et D. Latour
Le 25 septembre, au stade Marquet, l'Union sportive seynoise (USS) débutera face à Montauban sa septième année consécutive en Fédérale 1. La dernière année d'un septennat où l'USS a grandi en même temps que cette division qui, disons-le, n'a plus rien à voir avec son amateurisme passé.
Certes, La Seyne, comme de nombreux autres clubs, compte dans son effectif plus de 80 % de joueurs amateurs qui ont tous un emploi à côté du rugby.
Mais la qualité de ces effectifs est désormais d'une autre dimension. L'arrivée de Jonah Lomu à Marseille, il y a trois ans, a été l'événement précurseur d'un changement de mentalités.
Les déboires sportifs ou administratifs de certains clubs légendaires tels que Béziers, Colomiers ou Montauban ont également participé à rendre ce championnat plus attractif. Un championnat qui compte d'ailleurs plus d'un quart de clubs entièrement professionnel. La FFR voulait un resserrement de l'élite. Elle l'a.
Un budget en nette hausse
Et La Seyne dans tout ça ? Elle parvient toujours à exister. Depuis 2005, elle a participé à deux trophées Jean Prat, trois play-down dont une finale et un succès en 2010, ainsi qu'une honorable cinquième place l'an dernier dans une poule particulièrement relevée. Des performances que l'on peut juger correcte. Mais désormais, il est temps de passer la vitesse supérieure.
Les présidents Thierry Murie et Patrick Philibert l'ont déjà fait côté coulisse. Le club affiche un budget qui flirte avec 1,3 million d'euros (il était de 875 000 euros il y a deux ans).
Sans oublier la création d'un centre de formation avec une politique plus que jamais axée sur la formation. L'arrivée de Pierre Tremouille comme directeur sportif des catégories de jeunes va dans ce sens.
Objectif : les phases finales
Reste que la vitrine du club sera toujours l'équipe fanion. Elle en est la locomotive. Et si le club veut grandir, il est essentiel que cette formation joue dans la cour des grands. Malgré la difficulté de la poule où les Varois croiseront le fer avec des adversaires de premiers choix (Montauban, Bourg-en-Bresse, Marseille, Castanet, Saint-Etienne), la formation entraînée par Martial Cottin et Manu Prospero a les moyens de se mêler parmi les meilleurs.
Le recrutement semble judicieux avec des recrues du niveau supérieur (Taylor, Maizuradze, Delmonte, Chouquet, Cherrier) qui s'ajoutent à un groupe de qualité où résident de nombreux ex-pensionnaires du RCT (Traversa, Labadze, Capdeillayre, Douy, Arniaud, Ourak, Bazani…). L'objectif est d'ailleurs clair : faire partie du haut du panier de la Fédérale 1. Ce qui sous-entend une participation aux phases finales qui regroupe les seize meilleures équipes de ce championnat.
Pour y parvenir, les Seynois devront finir dans les quatre premiers de leur poule. Pas simple. Mais jouable. On n'en attend d'ailleurs pas moins après avoir échoué d'un misérable petit point la saison dernière.
source: Sébastien Bottasso - var matin







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