Football: La Seyne peut-elle éliminer Bastia ?

Jamais une équipe inférieure de six divisions n'est parvenue à éliminer une équipe professionnelle. Mais on sait que la coupe de France réserve parfois d'énormes surprises... (Photo: G. B.)
Les amateurs seynois parviendront-ils à écarter Maoulida et Rothen de leur route vers les 64es de finale de la coupe de France ? Réponse demain à Bon-Rencontre (15 heures)
Nous sommes dans les arrêts de jeu. Menés rapidement à la marque par les Corses, les Seynois, héroïques, ont réussi à égaliser à l'heure de jeu par leur capitaine Hamida. Corner pour Bastia. Charles Mendy s'empare du ballon et relance sur le jeune Farah Mendy qui, au terme d'une course folle, sert Kalkoul qui, du plat du pied, ajuste le portier bastiais. Bon-Rencontre exulte. La Seyne est en 64e...
Voilà le type de rêve que font chaque soir les joueurs seynois depuis que le tirage sort leur a réservé Bastia.
Un rêve a priori inimaginable tant la différence de niveau est abyssale entre les deux formations : six divisions, très exactement, qui séparent la PHA (plus haut niveau départemental) et la Ligue 2. Et encore…
Actuel troisième, l'effectif de Frédéric Hantz est un candidat sérieux à la montée en Ligue 1. Il compte dans ses rangs des footballeurs qui ont connu le plus haut niveau international. Jérôme Rothen, David Suarez, Toifilou Maoulida. Des joueurs de classe, qui font du Sporting la deuxième meilleure attaque et la cinquième meilleure défense de L2.
Face à de tels clients, aux qualités techniques et physiques nettement supérieures, on ne voit vraiment pas comment les Seynois pourraient s'en sortir. Et pourtant...
Surprises à la pelle
Qui aurait prédit le succès d'El-Biar, petit club algérois de Division d'honneur (niveau 4), éliminant le grand Stade de Reims, finaliste de la précédente coupe d'Europe des clubs champions en 1957 ?
Ou plus récemment, le club breton de La Montagnarde (CFA 2), en 1999, sortir Monaco, puis Caen. On pourrait également citer les parcours de Nîmes (1996), Calais (2000) ou Schiltigheim (2003)...
Des performances improbables, spécifiques au football et à la coupe de France. Alors, pourquoi ne pas rêver d'un pareil exploit ? D'autant que si le FCS évolue en PHA, nombreux sont les joueurs de l'effectif actuel à posséder un niveau supérieur à cette division.
N'ont-ils pas sèchement éliminé Endoume (DHR) 3-0, puis le Lavandou (DH) 3-1 et enfin La Cayolle (DHR) 4-1 ? En imaginant que les meilleurs Bastiais soient au repos, avec un coup de pouce du destin et un public en fusion, qui peut affirmer que le déroulement du match est connu d'avance ?
Personne. Car en foot, tous les rêves sont permis. Alors, il faut y croire. Sait-on jamais…
source: Sonia Bonnin - var matin