Le commerçant cyberpédophile seynois risque deux ans de prison

Le fait de consulter habituellement un service de communication mettant à disposition (des images à caractère pédopornographiques), ou de détenir une telle image, est puni de deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. »
Voilà ce que prévoit le code pénal à l'égard de ceux qui, tel le quinquagénaire seynois mis en examen cette semaine, téléchargent, via Internet, des images pornographiques mettant en scène des enfants. Dans les faits, la plupart des délinquants de ce type sont généralement condamnés à des peines de prison avec du sursis.
Quels profils ?
Des sanctions systématiquement assorties d'une obligation de soins. On constate également que la plupart des hommes - de tous âges - qui ont comparu ces dernières années à la barre des tribunaux de Draguignan, Toulon, Nice ou Grasse ont en commun d'être bien intégrés sur le plan professionnel (médecin, militaire, technicien...) quand ils ne sont pas encore à la retraite. On y trouve des célibataires introvertis mais aussi des pères de famille. Rien n'a filtré sur la situation personnelle du commerçant seynois déféré cette semaine. Mis en examen depuis mercredi, le Seynois, confondu par le contenu de son ordinateur volé puis retrouvé par les policiers, a échappé à la détention provisoire mais pas à un contrôle judiciaire strict.
Mesurer « l'ampleur du délit »
Les investigations se poursuivent, sous le contrôle d'un juge d'instruction, notamment pour sonder la personnalité du mis en cause et circonscrire l'ampleur du délit. Les experts de la police nationale ont d'ores et déjà exhumé des milliers d'images qui montrent des enfants à qui on impose des relations sexuelles.
Le quinquagénaire a-t-il lui aussi délibérément partagé ces fichiers ? Les infractions ont-elles été commises en « bande organisée » ? S'il s'avérait que l'une de ces questions trouvait une réponse affirmative, les peines de prison et les amendes encourues seraient alors bien plus lourdes (jusqu'à dix ans et 500 000 euros) que celles qui pèsent actuellement au-dessus de la tête du cyberpédophile seynois.
source: var matin