Six profs de Wallon exigent le retour du principal ...

Si la grève est finie, certains entendent ne pas en rester là. Ils veulent que l'honneur du principal déplacé et des enseignants qui se sont investis à ses côtés soit rétabli (photo: D.L.)
La fin des deux semaines de grève entamée à la rentrée par une quinzaine d'enseignants du collège Henri-Wallon - qui a conduit au départ du chef d'établissement vendredi dernier, n'a visiblement pas suffi à ramener un climat parfaitement serein
Six enseignants viennent d'adresser une lettre ouverte au ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, dans laquelle ils demandent purement et simplement « la réintégration du principal, M. Leca ». Ils se disent « inquiets pour le devenir de l'établissement », suite à son « déplacement immédiat et sans aucune explication », et ce « malgré d'excellents résultats, grâce à la mise en place de dispositifs innovants » qu'il avait « pilotés ». « Inquiets », aussi, de constater que « le devenir des élèves ne paraît pas être une priorité pour le ministère ». « Seuls quelques agitateurs, certes syndiqués, ont été entendus. Et l'Etat a semble-t-il plié sous leur pression. Cela nous laisse un sentiment profond d'abandon par notre hiérarchie ».
«Agressions et brimades»
Et, bien que les anciens grévistes n'aient repris le travail que lundi, ils lancent pourtant, déjà, de graves accusations à leur encontre : « Nous sommes déjà quatre enseignants à être en arrêt suite aux agressions et brimades des ex-manifestants ».
Un rapport toujours aussi mystérieux
Ce dénouement orchestré, selon eux, « par les différents services de l'Education nationale », témoigne « du peu de considération portée à un principal d'établissement consciencieux et objectif, dont la ligne de conduite exemplaire a toujours été pour l'intérêt et la réussite des élèves ».
Aussi, ils « redemandent »au ministère de « publier le rapport d'inspection générale (qui s'est déroulée en fin d'année dernière dans le collège et dont les conclusions restent un mystère, Ndlr) diligentée par vos services ». Ceci « afin que les faits soient connus de tous et que l'honneur du principal et des professeurs qui se sont investis soit rétabli ».
La lettre ouverte se termine par une « demande d'audience dans les meilleurs délais » auprès du ministre.
Une pétition a également été mise en ligne, dans laquelle les partisans de l'ancien principal développent les arguments qui expliquent, selon eux, l'origine de la situation. « Le principal est sacrifié pour avoir accompli le sale boulot qu'aucun avant lui n'avait osé faire », peut-on lire notamment. Ce long texte comporte des considérations, voire des accusations, accablantes, dépassant même parfois le cadre scolaire. Et on imagine mal que les personnes visées ne réagissent pas. Pour les enseignants à l'origine de cette pétition en tout cas, le débat est loin d'être clos.
source: J.P. - var matin