Le coup de gueule de "Tonton Dgé" ...

(photo: Luc Boutria)
Tonton Dgé, artiste multiculturel et citoyen libre, rêve, pour La Seyne et plus généralement pour la France, d’un système où la création ne serait plus « prisonnière de la bureaucratie »
Tonton Dgé est un artiste aux multiples facettes, à l’initiative de nombreux projets. Mais il est aussi un « citoyen libre » et Seynois depuis toujours. A ce titre, il se pose en défenseur de la « libre création », victime selon lui de « maltraitance » et d’un « système de bureaucratie qui a confisqué la culture aux habitants ». On se souvient, entre autres, de ce projet, en 2010, de PACCS (pour Pétillement artistique, culturel et citoyen seynois). De toute cette panoplie d’idées trouvées avec sa bande du café-théâtre 7e Vague (rue Berny) pour faire vivre « vraiment » la culture, mais qui n’avait pas reçu l’accueil espéré auprès de la municipalité... « Un jour, il faudrait que je sorte la liste de tous les projets qui ont été refusés. »
Il ne désarme pas pour autant. Alors, avec ses mêmes compères, fort d’une aventure qui dure depuis bientôt trente ans, il lance « le Cercle citoyen moins les murs ». « On en reparlera à l’approche des municipales puisque nous avons l’intention d’aller à la rencontre des différents candidats pour recueillir leur avis sur notre projet, pour une démocratie de qualité ». Mais on sait déjà qu’il y sera grandement question de l’importance de la culture.
« Le mondial a terrassé le local »
« Ce que je disais du temps de Scaglia est toujours d’actualité : à boucher des sources on n’empêche pas l’eau de couler ». Pour lui, le problème n’est pas que seynois, il est français : « C’est le centralisme unitariste de la République jacobine qui en est la cause. L’erreur date des années 70-80, quand sont nés les services des affaires culturelles dans les municipalités (...) la culture s’est retrouvée prisonnière dans une sorte de guerre froide d’idéologies devenues inopérantes au fil des mandats...»
« Il faut évidemment un théâtre à La Seyne »
L’artiste citoyen estime encore que « le mondial a terrassé le local », qu’il faut « revenir à un sens territorial des choses, que chaque ville doit être une capitale artistique culturelle et citoyenne. Une ville attractive pour l’extérieur parce que créative de l’intérieur. »
Pour lui, « il ne doit plus y avoir la gauche, la droite, le centre »... Pour lui, « il y a les sectaires autoritaires d’un côté, ceux qui se servent du système et s’y sont installés; et de l’autre il y a les libérants, ceux qui proposent de faire rentrer dans ce système des éléments innovateurs, créatifs, des personnes qui font une place aux artistes, à la liberté de penser et de réaliser des projets citoyens. Les libérants sont ceux qui donnent du pouvoir-faire aux habitants ».
En attendant cette hypothétique nouvelle ère, (qui passerait « évidemment » par la construction d’un théâtre à La Seyne) il continue, à travers ses chansons, les pièces qu’il écrit et celles qu’il joue avec 7e Vague, à véhiculer ses messages, sa vision. Avec pour armes l’humour et la poésie. Un doux révolutionnaire.
... @ suivre ...


