Quand les bonnes nouvelles donnent des ailes à La Seyne

Pour cette première rencontre, une quinzaine de participants se sont présentés spontanément. Tous ou presque issus du milieu associatif. A l'avenir, l'organisatrice Nicole Lanata (ci-dessus avec un pull rouge) espère attirer des gens de tous milieux et de toutes générations (photo: Dominique Leriche)
"Il est poli d'être gai ». Cette maxime, attribuée tantôt à Voltaire, tantôt à Marie Curie, est un peu le leitmotiv de Nicole Lanata, conseillère de quartier ouest, à l'origine des rencontres « Bonnes nouvelles ». La première a eu lieu vendredi soir, en présence d'une quinzaine de personnes venues « positiver »
Très investie depuis plusieurs décennies dans la vie associative seynoise, Nicole Lanata (1) explique qu'elle a « souvent l'occasion de rencontrer beaucoup de monde, et ce faisant, je trouve que nous avons tous besoin de nous retrouver autour de moments de convivialité, surtout dans cette période de morosité. Car oui, il y a des drames, oui le chômage augmente, mais il y a aussi des gens qui entreprennent, qui créent, qui se bougent, qui s'en sortent... Il est important de cultiver l'optimisme, d'autant qu'être optimiste, c'est un acte de résistance face à la crise. Et résister, c'est encourager des initiatives positives et les partager ».
Être joyeux, c'est bon pour la santé !
Guidée par cette envie de mettre en exergue« le bon côté des choses », Nicole a donc pris l'initiative de lancer un cycle de rencontres où les participants viendraient « échanger des bonnes nouvelles ». « En fait, explique-t-elle, l'idée est en gestation depuis le mois de septembre ; elle n'est pas liée au mois de janvier terrible que nous venons de connaître. Mais ça tombe bien car ces événements peuvent donner, encore plus, envie de se retrouver ».
Au fait, c'est quoi une « bonne nouvelle » ? « C'est quelque chose qui nous fait plaisir, qui nous touche et qu'on a envie de partager. Une bonne nouvelle peut être personnelle, communale, nationale, internationale ; l'important, c'est de la partager. Et comme cela, on crée aussi des liens entre des gens qui ne se connaissent pas », répond Nicole. Qui insiste sur un point : « Être joyeux, c'est bon pour la santé. L'optimisme, c'est une énergie qui donne les ressources d'agir. Et nous sommes tous en mesure d'agir positivement, dans un esprit de solidarité, face à la morosité ».
Pour la première de ces rencontres, qui auront lieu désormais selon un rythme mensuel (2), l'organisatrice a prévenu qu'elle « parlerait beaucoup», histoire de présenter le concept, de lancer de débat, et de fixer le cadre.« C'est comme tout, il faut des règles du jeu, souligne-t-elle. Notre rencontre n'est pas un café philo, c'est un moment convivial. Pour que ça fonctionne, on doit s'écouter et se respecter, on peut rire mais pas se moquer, et on évite deux sujets tabous : la politique et la religion. Enfin, ce qui se dit ici reste ici, ou sort de façon anonyme », histoire de ne pas altérer la confiance ni la liberté de parole.
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