La Marseillaise: peut-être sauvée mais avec suppression d'emplois

Le 7 avril dernier, les salariés de la Marseillaise manifestent (photo: BORIS HORVAT / AFP)
La décision de la reprise du journal devrait tomber ce mercredi, autour de 16 heures. Les salariés de La Marseillaise subissent un long suspense depuis la fin du mois de novembre. Ce mercredi, ils devraient être fixés sur l'avenir de leur journal, par le tribunal de commerce
Le quotidien La Marseillaise, en redressement judiciaire depuis fin novembre, devrait être fixé sur son avenir ce mercredi, autour de 16 heures. Si la sauvegarde du titre semble acquise, elle se fera au prix d'importantes suppressions d'emplois. 90 postes sur 208 pourraient être supprimés, les services Photo et Imprimerie seraient les premiers touchées. L'impression du journal pourrait se faire à Vitrolles, en sous-traitance. Un "déchirement" pour ce journal engagé à gauche depuis sa création, il y a 70 ans.
J'attends la décision du tribunal,"
avance prudemment le secrétaire départemental du PCF, Pierre Dharréville, qui a porté - à titre personnel, précise-t-il d'emblée - avec Les Editions des Fédérés qu'il dirige, la seule offre de reprise encore en lice. Malgré une volonté de développement, la reprise passera par un difficile plan de suppression d'emplois : les Editions des Fédérés ne reprennent que 117 postes sur 208 actuellement. Lors de la dernière audience devant le tribunal de commerce de Marseille, le parquet comme l'administrateur judiciaire ont apporté leur soutien à cette offre, ce qui laisse augurer d'une issue favorable. L'élément décisif a été le soutien du Fonds de développement économique et social - un prêt, souligne Pierre Dharréville -, qui a permis d'alléger d'autant le soutien bancaire nécessaire.
... @ suivre ...



