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Nicky
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Date du message : dimanche 30 novembre 2008 à 00h13
transport maritime
La liaison Brégaillon-Sousse devrait enfin prendre la mer

Photo : Olivier Pastor
Pour trouver une issue à la crise de l'Ital roro One et lancer, enfin, la ligne de fret Brégaillon-Sousse, Jamel Omrani Pdg d'OM roro Line a décidé de se porter acquéreur de trois des navires de la compagnie Puglia Navigazione. Il discutait hier avec les membres de l'équipage, bloqués depuis un mois à La Seyne-sur-Mer.
Sur le quai du môle d'armement, à La Seyne, Djamel Omrani se prend déjà à rêver : « Imaginez, dit-il, l'Ital Roro One peint de blanc, avec, sur son flanc, les initiales de la compagnie et surtout notre emblème : un aigle des mers... » Le président d'OM roro Line a sacrifié hier son anniversaire avec ses enfants pour venir à la rencontre des membres d'équipage du bateau, bloqué dans les eaux seynoises depuis près d'un mois.
Pour résoudre une situation dont il fait les frais (l'Ital roro One fait l'objet d'une saisie conservatoire diligentée par les créanciers impayés de son armateur italien Puglia Navigazione), Jamel Omrani a choisi de se porter acquéreur de trois des bateaux de la compagnie Puglia. « Nous commençons par l'acquisition de l'Ital roro One puisqu'il est bloqué ici, à La Seyne, et que des hommes d'équipage en sont les victimes », soulignait-il hier. Les Ital roro 2 et Ital roro 3 viendront, à court terme, compléter la flotte.
« Le problème est réglé »
En négociation depuis plus de quinze jours, Jamel Omrani affirme aujourd'hui que « le problème est réglé ». Reste à Puglia Navigazione à respecter ses engagements et faire procéder à la levée de la saisie... « Nous avons garanti les salaires des employés, comme les paiements aux fournisseurs... », assure Jamel Omrani, impatient d'ouvrir la liaison de fret maritime entre la rade de Toulon et la Tunisie.
Montant de la transaction ? « trop », élude-t-il avant d'ajouter : « Aujourd'hui, nous voulons ouvrir la ligne vers la Tunisie, tenir les engagements que nous avons pris avec nos clients ». Et d'assurer avec optimisme que l'Ital roro One prendra la mer direction Sousse au plus tard dans quinze jours. « Le bateau a été contrôlé, tout est en règle... »
Les marins restés à bord (ils sont une quinzaine), d'origine philippine ou encore roumaine, ont eu hier, l'occasion de discuter avec leur nouveau « boss ».
Faire revenir les « compagnons de galère »
Ce dernier les a invités à entrer en contact avec leurs anciens compagnons de « galère », à les inciter à revenir, ou au moins à prendre contact pour que toutes les situations financières soient réglées. Certains sont en effet partis il y a une dizaine de jours : « L'un d'eux, par exemple, a reçu un mois de solde... Il a préféré renoncer aux trois mois que lui devait la compagnie et rentrer chercher un autre travail plutôt que d'attendre... », explique Lucien Bader.
Aujourd'hui, l'engagement dont fait preuve Jamel Omrani à leur endroit les laisse, sinon perplexes, du moins... sans voix. Ils « veulent croire », comme l'exprime Lucien, que les engagements seront bien tenus, que le bateau pourra enfin reprendre la mer. Que leur retard de salaire leur sera enfin versé. La veille, ils ont reçu 150 e. L'équivalent d'un mois de salaire.
source: K. M. - var matin


