Champs obligatoires
Historique de la discussion
Nicky
Membre
Date du message : lundi 13 avril 2009 à 00h12
Corniche de Tamaris : on repart d'une copie blanche

Photo : Rina Uzan
Les largardes hivernales ont laissé des traces sur le réseau routier de la corniche. Mais la municipalité n'a pas les moyens pour refaire la chaussée.
Trottoirs défoncés, squattés par des véhicules en stationnement, parapet qui s'effrite, nids de poule (d'eau), etc. Les Seynois ne découvrent pas aujourd'hui l'état déplorable de la corniche de Tamaris, véritable diamant (trop) brut du littoral varois... Mais l'actuelle équipe municipale vient de goûter à une mauvaise surprise, et de taille.
« Contrairement à tout ce qui se dit depuis des années, jamais le transfert de gestion de la corniche de Tamaris de la commune vers le conseil général n'a eu lieu », constate le maire, Marc Vuillemot. « Cela signifie que son entretien incombe intégralement à la commune ».
Ce qui, vu l'état des finances locales, ne pousse pas à l'optimisme.
Au coup par coup
La commune va donc devoir mettre en branle plusieurs chantiers qu'elle n'avait pas prévus. Le premier consistera à réaliser, enfin, ce transfert. « Nous avons réactivé les discussions » explique ainsi Claude Astore, adjoint à l'urbanisme. « Si toutes les parties sont d'accord, comme cela semble être le cas, le transfert devrait pouvoir se faire dans un an, voire un an et demi. »
Et en attendant ? L'autre chantier de la commune sera l'entretien de la corniche. « A notre grand regret, nous ne pourrons pas réaliser une réfection du tapis » ajoute l'adjoint. « Vu l'état d'abandon de la corniche, cela représenterait plus d'un exercice du budget voirie, en oubliant le reste du réseau, qui a également beaucoup souffert des intempéries cet hiver. »
Les services communaux interviendront donc au coup par coup, purgeant et bouchant les trous et fissures sur la chaussée et le trottoir.
Voila pour le court terme. Mais en coulisse, les élus locaux s'activent. « Nous travaillons déjà en étroite collaboration avec le conseiller général du canton sud, Gilles Vincent, pour une future requalification de la corniche » fait observer Claude Astore.
Le maire de Saint-Mandrier tient effectivement des réunions avec le service des routes du conseil général.
« Mon prédécesseur Arthur Paecht avait travaillé sur un projet de requalification pharaonique. Il s'agit aujourd'hui de répondre aux attentes, tout en établissant un projet financièrement raisonnable », estime ainsi Gilles Vincent.
Présenter un projet avant la fin d'année
L'élu précise qu'il est « tout à fait possible de reprofiler l'espace disponible, en rétrécissant les voies automobiles, afin d'y ajouter un espace pour les piétons, une piste cyclable et des zones de stationnement à l'intérieur des terres ». Une présentation du projet serait possible « avant la fin de l'année ».
Les Seynois devront donc faire encore preuve de patience, avant de voir valorisée, à sa juste mesure, cette corniche sauvage.P. Zamari
«Je n'ai jamais dit que le transfert de gestion avait été fait » explique Arthur Paecht, précédent maire de La Seyne et ancien conseiller général du canton sud. « L'idée de cet échange entre la corniche et l'avenue Allende ne date déjà pas d'hier. Maurice Paul, maire et moi-même, conseiller général, étions tombés d'accord là-dessus ». « M. Paul m'avait alors assuré que la commune avait entrepris les démarches, mais à mon arrivée à la mairie en 2001, je me suis aperçu que rien n'avait été fait... »
Arthur Paecht goûte peu qu'on lui reproche à demi-mots son inertie sur le dossier. « Le conseil général m'a alors dit : il faut faire étape par étape. Et à ce que je sache, la première partie, qui était l'isthme des Sablettes, a bien été faite ! »
L'actuel conseiller municipal d'opposition assure qu'« à sa demande, toutes les études nécessaires ont été faites. Le conseil général a dans ses cartons l'aménagement complet du site, incluant des plans et le coût. »
Au-delà de la polémique, l'élu UMP estime qu'« il est impossible d'aller vite sur ce dossier : il y a les problèmes de réseau, de dépollution, la nécessité d'attendre que le port de plaisance ait été réalisé, ou encore le feu vert de la Marine, qui a des projets en face de l'Eguillette. »
Arthur Paecht : « Impossible d'aller vite sur ce dossier »
source: var matin


