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Nicky
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Date du message : jeudi 6 août 2009 à 00h12


Menace sur un leader européen des prothèses mammaires


Photo : Éric Estrade
Des représentants du personnel (ici, Éric Mariaccia, délégué CFDT) sont inquiets pour l'avenir de la société PIP, dont le chiffre d'affaire a fortement baissé depuis trois ans.
Poly Implant Prothèse, société qui emploie 120 salariés, est placée en procédure de sauvegarde depuis mai dernier. La CFDT redoute un plan social

La nouvelle est restée discrète dans le monde économique varois. Pourtant, la plus grande incertitude plane sur les 120 salariés de Poly Implant Prothèse (PIP), société seynoise, réputée florissante.

Depuis deux mois et demi (1), PIP est placé en procédure de sauvegarde, signe que l'entreprise est dans une passe très difficile.

Cette année, le chiffre d'affaire est tombé sous la barre des 10 millions d'euros, un chiffre historiquement bas pour l'un des leaders Européens des implants mammaires. En comparaison, il y a deux ans, c'était 13,1 millions de chiffre d'affaire. La chute est brutale.

Sur le site d'entreprise de la zone des Playes, les stocks sont pleins à craquer. « Environ 80 000 implants attendent d'être écoulés », souffle le délégué syndical CFDT, Éric Mariaccia.

Crainte de licenciements

Comment l'un des leaders mondiaux du secteur en est-il arrivé là ? Problème de gestion interne, de stratégie commerciale, de qualité du produit ?

Impossible de répondre, tant l'entreprise se fait taiseuse. Son directeur financier refuse de s'exprimer, « c'est trop tôt. Dans un mois peut-être ». Auprès des autorités locales, nulle trace pour l'instant de plan social, mais « des bruits de licenciement courent autour de l'entreprise, c'est curieux et malsain », confie une source anonyme.

« Notre souci, c'est que nous n'arrivons pas à avoir d'informations précises. Nous posons des questions, mais les réponses sont évasives », regrette Karim Gheniou, salarié désigné pour représenter ses collègues le temps de la procédure de sauvegarde.

« Il y a un côté affectif très fort. Ici c'était une entreprise familiale, mais vu la tournure que prennent les choses, on sait que les salariés vont en pâtir ».

Le délégué CFDT va plus loin : « la direction a demandé la sauvegarde pour éviter la liquidation judiciaire ».

Production en baisse

Déjà, PIP aurait réduit la voilure. « Les équipes de nuit ont été supprimées, la production a diminué, plusieurs CDD n'ont pas été reconduits », détaille Éric Mariaccia.

« On sait que la boîte ne fermera pas, le marché est trop porteur, mais notre savoir-faire risque d'être dilapidé ».

L'inquiétude, c'est aussi le risque de délocalisation. Depuis 2003, PIP est passé sous le giron d'un groupe américain côté en bourse. La petite SARL fondée en 1997 est aujourd'hui une société anonyme, « avec un organigramme de multinationale ». Exemple ? PIP a réussi à rentrer sur le marché chinois, mais une partie des étapes de fabrication est déjà réalisée là-bas.

à l'abri des créances

Sur le fond, la procédure de sauvegarde permet de mettre la société à l'abri de ses créanciers. Présentée comme un « redressement light » aux salariés, les créances sont gelées, le temps de renouer avec les bénéfices et de proposer un étalement des dettes.

L'un des fournisseurs de PIP, basé dans les Bouches-du-Rhône, reconnaît « une créance importante », mais refuse catégoriquement d'en donner le montant.

Plus que tout, chacun semble vouloir conserver de bonnes relations commerciales avec un client important. « Nous sommes persuadés que les dettes sont élevées », affirme Éric Mariaccia.

L'administrateur judiciaire, que nous avons tenté de joindre à plusieurs reprises, en vain, est censé établir un premier rapport deux mois après l'ouverture du plan de sauvegarde. Les salariés l'attendent toujours.
1. Depuis le 4 mai 2009
source: sonja bonnin - var matin

...cordialement...Nicky...