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Nicky
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Date du message : mardi 15 décembre 2009 à 00h07
Vingt-cinq bateaux épinglés en baie du Lazaret

Photo : Magali Ruffato
En mer, la police des mouillages relève le nom et l'immatriculation de chaque bateau et vérifie s'il bénéficie d'une Autorisation d'occupation temporaire (AOT).
Les Affaires maritimes et la gendarmerie ont contrôlé, hier les autorisations des navires. Beaucoup sont en situation irrégulière.
Le froid glacial qui soufflait hier matin dans la rade de Toulon n'a pas dissuadé la police des mouillages de sortir en mer. A bord d'un semi-rigide gris se trouvent Jean-Luc Cercio, chef de l'Unité littorale des affaires maritimes (Ulam), Myriam Sibillotte, administrateur des Affaires maritimes, ainsi que deux gendarmes maritimes (1).
L'équipe a prévu de passer au crible les bateaux stationnés au large du Lazaret et faire la chasse à ceux qui n'ont pas d'AOT (Autorisation d'occupation temporaire).
Car nombreux sont les plaisanciers qui jettent l'ancre sans se soucier des règles. « Il y a des gens qui se fichent de se poser sur un herbier de posidonies ou de piquer la place de quelqu'un qui a payé son AOT », précise Myriam Sibillotte, un bonnet enfoncé jusqu'aux oreilles. Ce sont ces plaisanciers en situation irrégulière que la police des mouillages traque lors des contrôles, effectués en général une fois par trimestre.
Le nom et l'immatriculation de chaque bateau pointés
Il s'agit de la cinquième mission de ce type depuis le début de l'année en baie du Lazaret. C'est plus que d'habitude, mais le secteur est réputé à risque : le mouillage sauvage y est fréquent, surtout l'été. Lorsque l'unité littorale des affaires maritimes est de sortie, elle rentre rarement bredouille. Hier, la pêche s'est même révélée très fructueuse. En une heure, la patrouille a pris « dans ses filets » 25 bateaux, plus deux dont l'identité n'a pas pu être vérifiée. La procédure est simple : le semi-rigide quadrille deux zones appelées « M1 » et « M3 », situées entre la société IMS et le chapiteau Circoscène. Le nom et l'immatriculation de chaque bateau sont pointés à partir d'un listing des Affaires maritimes recensant 147 autorisations en baie du Lazaret. Dès que l'équipage aperçoit un navire qui ne figure pas sur la liste, Myriam Sibillotte le note consciencieusement pour dresser les futurs procès-verbaux. Elle relève aussi les bateaux dont l'identité n'est pas clairement affichée, ce qui constitue « un défaut d'immatriculation », un délit passible de 3 750 euros d'amende.
L'opération révèle aussi quelques surprises. Beaucoup des bateaux qui mouillent illégalement ce jour-là sont des voiliers de 8 à 13 mètres bien entretenus. A contrario, une coque en piteux état et à moitié brûlée, est bel et bien en règle.
Myriam Sibillotte lève encore un sourcil. « J'aimerais bien voir l'état de l'ancre de ce bateau ! », lance-t-elle. Avec la houle, l'équipe de plongeurs qui accompagne parfois la patrouille n'a pas pu venir. Impossible de voir si les ancres sont aux normes. « Si vous saviez, on a vu des gens s'amarrer avec des machines à laver ! », assure l'administrateur des Affaires maritimes. Qui compte bien revenir sous peu regarder aussi ce qui se passe sous l'eau.
1. Depuis un an, dans le cadre de Copolen (Commission des polices de l'environnement), les brigades nautiques côtières de la gendarmerie, la gendarmerie maritime et les Affaires maritimes travaillent en lien étroit au niveau départemental pour se partager le plan d'eau et améliorer les contrôles.
source: Marielle Valmalette - var main


