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Nicky
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Date du message : jeudi 17 décembre 2009 à 00h17
Les associations vigilantes sur les suites du contrat de baie

Photo : doc Laurent Martinat
La centaine d'associations souhaite valoriser le patrimoine maritime et culturel.
« À la fin de l'année écoulée, on aura un contrat de baie (2002-2007, prolongé de deux ans) qui sera réalisé à hauteur de 80 %. Ce qui n'est pas si mal que cela. » Dixit Jean Ecochard, qui préside aux destinées de la fédération Mart (Mouvement d'action pour la Rade de Toulon et le littoral varois), réunie, vendredi dernier, en assemblée générale. Militant bénévole, engagé aux côtés d'une centaine d'associations de l'aire toulonnaise, il n'est pas homme à verser facilement dans l'autosatisfaction.
A l'heure où le Contrat de baie s'apprête à entrer dans une seconde phase de plan d'actions, la fédération Mart a pu brosser un premier bilan de sept années écoulées.
Bassins versants : le retard
Il y a eu « une bonne participation des groupes de travail », a convenu Jean Ecochard, notant la prise de conscience de la Marine nationale. Il a toutefois regretté « la mise en place tardive du comité scientifique. ». Du retard, il en a été également question avec « les études et les actions concernant les bassins versants ». Elles se doivent d'être « prioritaires et reconduites dans le cadre du Contrat de baie numéro 2. ».
Dans l'aire toulonnaise, Mart déplore notamment le non-commencement de plusieurs schémas directeurs d'assainissement pluvial, et attend une décision importante sur l'étude à propos de sept scénarios inondations.
Le contrat de baie a par contre abordé la lutte contre la pollution chimique. « Un travail intéressant a été engagé par TPM, la Chambre de commerce et l'agence de l'eau sur l'activité industrielle de 6 653 installations du tissu petites et toutes petites moyennes entreprises », a commenté M. Ecochard. Des prélèvements ont été effectués sur des sédiments en 2009, ce qui devrait permettre de définir une cartographie.
Evaluer les risques
« Des résultats devraient être connus au cours de l'année 2010 », a expliqué le président de la Mart. Autre préoccupation : « le problème grave de lessivages des sols avec des eaux imperméabilisées qui grandissent tous les jours. » La pollution n'est pas uniquement maritime. L'assemblée a pointé « des pollutions qui sont entraînées vers les rades, et l'absence de bassins de décantation avant le rejet en mer. » Ce déficit d'ouvrages contraste avec la réalisation souhaitée des bassins de rétention, comme celui réalisé quartier Sainte-Musse (Toulon) par exemple.
Jean Ecochard s'est montré très clair : « Il ne faut pas réduire le Contrat de baie numéro 2 à des problèmes de pollution de la rade. On doit prendre en compte le changement climatique. » La prise de conscience doit s'accompagner « d'une étude de vulnérabilité sur les conséquences du changement climatique et l'évaluation des risques. »
Très attachée à la valorisation d'un patrimoine, et « à l'interface terre-mer sur un littoral aux richesses naturelles », et encore menacées, la fédération a déjà listé un certain nombre d'actions à intégrer dans le futur contrat de baie. A titre d'exemple, un chantier de déconstruction pour la plaisance, et l'évaluation, « une fois connues, des conséquences des actions entreprises du « grand projet rade » sur le milieu marin. »
1. Le Contrat de baie associe plusieurs groupes de travail (associatif, élus, administration et Marine nationale)
source: Catherine Pontone - var matin


