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Nicky
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Date du message : vendredi 8 janvier 2010 à 00h07
Amiante : réhabilitations sous surveillance à Berthe

Photo : doc Dominique Leriche
Les immeubles les plus anciens du quartier Berthe renferment de faibles quantités d'amiante, imposant de grandes précautions lors de travaux (ici, lors de la préparation de la démolition du Floréal).
Le 15 janvier prochain, l'office d'habitat seynois « Terres du sud » lancera la réhabilitation des groupes Messidor, Floréal, Vendémiaire et Fructidor en prenant des mesures de précaution et de prévention maximum sans pour autant qu'il n'y ait de véritables risques d'exposition à l'amiante.
En effet, dans le cadre du projet de réhabilitation, l'office a réalisé une campagne de détection de traces d'amiante. « Certains sondages se sont révélés positifs », explique Joël Canapa, directeur de l'office . Des résultats pour autant sans inquiétudes majeures car en deçà des seuils réglementaires (lire plus loin).
Il n'empêche : « Nous nous trouvons confrontés à une double difficulté », poursuit Joël Canapa : la présence aléatoire d'amiante dans les logements impose aux opérateurs une double réglementation. Protéger les salariés qui interviendront en... milieu habité. Il faut donc également, veiller à la sécurité sanitaire des résidents.
Pas d'évacuation des locataires
L'office et ses partenaires, dont Var aménagement développement (mandataire pour la réhabilitation du Messidor Ndlr) ont élaboré avec le concours des instances sanitaires - La Direction régionale des affaires sanitaires notamment - un procédé d'intervention assurant la sécurité de tous les hommes, qu'ils soient travailleurs ou habitants. Car, si les interventions par appartement ne dépasseront pas 10 jours, le chantier est prévu pour durer 18 mois. « Comme nous ne pouvions pas répondre à l'obligation de vider les lieux occupés, nous partons du principe que tous les logements présentent des traces d'amiante... » Et la règle sera la même pour tous. Explications.
10 fibres par cm3 pour le salarié, 5 fibres par litre pour les occupants : telles sont les seuils d'exposition à l'amiante à ne pas dépasser. Var aménagement développement a réalisé, au début du mois de décembre, un test grandeur nature sur un appartement inoccupé du Messidor. Résultat : aucune exposition à l'amiante pour le salarié ; aucune projection d'amiante dans l'appartement. « Nous avons demandé à toutes les entreprises qui interviendront sur le chantier de faire suivre une formation à tous leurs salariés ». Pendant l'exécution des opérations susceptibles d'émettre de la poussière contenant des fibres d'amiante, seul l'opérateur agréé sera autorisé à rester dans les locaux. Il sera également équipé de protections individuelles.
Pour éviter de polluer l'appartement, tous les travaux de perçage seront réalisés en milieu humide pour les plus importants, ou avec une aspiration des poussières à la source pour les trous jusqu'au 12 mm. Toutes les perceuses seront équipées d'un système d'aspiration des poussières, un matériel qui a été spécialement conçu pour effectuer ces travaux en toute sécurité. Au terme de chaque intervention, l'opérateur devra « dépolluer » le site à l'aide d'un aspirateur, emballer les déchets, retirer et emballer ses protections. Ces opérations ne devront jamais durer plus de 3 h. Les poussière seront évacuées par des entreprises spécialisées.
Respect des procédures
Afin de veiller au bon respect des procédures, « nous mettons en place un dispositif de traçabilité » ajoute Joël Canapa. Tant au niveau des opérations réalisées par logement que des... salariés des entreprises. « Ils seront équipés de badges d'identification. » L'office met également à disposition un attaché territorial qui aura la charge de s'assurer du respect de la méthodologie et éditera un bulletin mensuel d'information et de suivi de chantier. Et détachera dès le 15 janvier, 3 gardiens d'immeubles pour répondre aux interrogations de la population.
source: Karine Michel - var matin


