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Nicky
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Date du message : jeudi 20 mai 2010 à 15h45
Le service 3e âge recadre son public et ses missions

Les « ateliers bien vieillir » regrouperont les activités déjà existantes comme ici un cours d'équilibre donné à la salle Centa. Mais elles seront proposées à un public senior davantage ciblé. photo: Eric Estrade
Une petite délibération au conseil municipal, mais une révolution au sein du service du 3e âge. Le 30 mars dernier, les élus ont approuvé la création des « ateliers bien vieillir » qui seront mis en place en septembre prochain. En fait, il s'agit moins de lancer des activités qui existent déjà que de réorganiser le service en lui-même.
Ce dernier possède déjà de multiples animations sportives, culturelles, ou de loisirs. Elles sont ouvertes gratuitement à toutes les personnes de plus de 60 ans qui le souhaitent. Retraité hyperactif ou octogénaire handicapé, tout le monde est le bienvenu. Jusqu'ici, aucun critère de sélection n'avait été mis en place. « Les activités se sont développées sans vraiment de cohérence », souligne Solange Andrieu, adjointe déléguée à la solidarité.
De plus en plus de seniors
La ville est confrontée à l'augmentation du nombre de personnes âgées. « On comptait 14 887 personnes de plus de 60 ans en 2006 et cette population ne va cesser d'augmenter dans les prochaines années », fait remarquer Françoise Aubry, directrice du service solidarité et insertion. Le service lui-même est en pleine expansion. Il enregistre quelque 23 000 passages par an et compte une dizaine d'animateurs. Mais il n'est pas extensible à souhait non plus. Alors comment satisfaire les besoins de ces nouveaux seniors et des autres, toujours plus vieillissants ? Solange Andrieu a trouvé la solution : cibler davantage le public accueilli.
« Le service va se recentrer sur les personnes âgées qui ne peuvent pas participer à des activités dans les autres structures associatives ou privées, soit pour des raisons financières, soit pour des raisons physiques ou encore parce qu'elles sont en rupture de lien social ou psychologique. Les seniors plus actifs ou plus autonomes pourront être orientés vers d'autres structures », explique l'élue. « L'objectif est d'abord de favoriser le lien social en proposant des activités adaptées à notre public », précise encore Françoise Aubry.
Ainsi, la ville va définir des critères de sélection en fonction des ressources, de l'autonomie ou de la situation sociale. Un écrémage qui pourrait laisser craindre moins de mixité dans le public accueilli. Solange Andrieu rebondit : « Le but n'est pas d'écarter des seniors, mais de travailler en complémentarité avec les associations, le Clic (1) et le CCAS (2) ».
La fin de la gratuité
Cette réorganisation sonne aussi la fin de la gratuité. Le principe n'a pas encore été soumis à l'approbation du conseil municipal, mais les ateliers devraient devenir payants - selon les revenus - dès la rentrée prochaine. « Le problème, c'est que beaucoup de gens s'inscrivent aux activités en début d'année parce que c'est gratuit. Mais ensuite, ils ne viennent plus et empêchent d'autres seniors de participer », expose Françoise Aubry.
En contrepartie, de nouveaux ateliers vont voir le jour (lire ci-dessous). Le service municipal, déjà implanté à la maison St-Georges, à Jean-Baptiste Coste et à la mairie sociale, veut s'étendre dans le quartier Berthe. Des ateliers seront ainsi organisés au foyer Traversat du Floréal.
Enfin, la ville s'est rapprochée de l'association des « Petits frères des pauvres », qui intervient auprès des personnes âgées isolées, afin d'amener celles-ci à participer aux activités municipales. Et briser leur éternelle solitude.
1. Centre local d'information et de coordination gérontologique.
2. Centre communal d'action sociale.
source: Marielle Valmalette - var matin


