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Nicky
webmaster

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Date du message : samedi 11 décembre 2010 à 07h05


« Chez Noune » : les chichis, c'est fini à Sanary


Françoise Cierlo et son fils Benoît posent devant leur kiosque, « Chez Noune », avec une caricature de Pétard, fondateur il y a 60 ans de l'entreprise familiale. Malgré une peine bien compréhensible leur décision de fermer est prise. photo: Dominique Leriche
L'annonce risque d'en attrister plus d'un. Et pas seulement des Sanaryens. « Chez Noune » fermera demain et ne rouvrira certainement pas.

Et il aura fallu « cuisiner » un peu Françoise Cierlo, la gérante, pour qu'elle accepte de parler. « J'ai un peu mal au ventre », concède celle qui a si bien su garder le secret de la fameuse recette. Il faut dire que l'endroit est réputé pour les chichis que l'on y déguste (mais également toutes sortes de sandwiches). « Chez Noune » fait largement partie du décor et de l'ambiance sereine et familiale qui règne ici depuis des lustres, près du carrousel. Il y a 60 ans, un certain Pétard ouvrait un peu plus loin. En 1974, sa fille, dite « Noune », s'installait à l'endroit actuel. Et sa belle-fille, Françoise Cierlo, avait repris le flambeau. Jusque-là.

48 000 euros de loyer annuel

Elle s'est pourtant bien gardée d'annoncer la triste nouvelle à un seul de ses clients : « Je ne veux pas en parler. Trop de gens viendraient me voir... » Toujours cette boule au ventre...

L'a-t-on forcée ? « Non, j'ai décidé d'arrêter voilà tout. J'ai 62 ans, je suis fatiguée et je pensais arrêter bientôt de toute façon. Mon fils Benoît (salarié, de fait bientôt au chômage, à ses côtés ce jour-là) aurait bien repris l'affaire mais... (silence) De toute façon, nous avons du mal à payer le loyer (48 000 euros par an, Ndlr) ».

Peut-on en déduire qu'un loyer moindre l'aurait fait rester encore un peu ? « Sûrement ».

Mais ce n'est pas le cas alors, pour la première fois depuis sa création, « Chez Noune » ne rouvrira pas en février...
source: Jérôme Poillot - var matin

...cordialement...Nicky...