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Nicky
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Date du message : jeudi 3 février 2011 à 11h06
A Mar-Vivo, la station de relevage irrite les riverains

Le vice-président de TPM Gilles Vincent (de dos à droite) et Slim Missoum (à gauche), responsable des réseaux assainissement, ont rencontré jeudi les riverains de Mar-Vivo. photo: Dominique Leriche
« Une verrue ». C'est ainsi que des habitants de Mar-Vivo ont surnommé la future station de pompage et de relevage des eaux usées, qui doit être construite avant l'été, avenue de la Mer.
Toulon Provence Méditerranée s'était engagé à entreprendre des travaux pérennes pour faire passer le réseau d'assainissement à l'intérieur des terres, ce qui nécessite la création d'une station à Mar-Vivo.
Depuis quelques jours, les résidents de « La Grande mer », « L'Ecume » et « Le Hameau de Mar-Vivo », sont affolés. Ils ont entendu dire qu'un bâtiment « de 3 m de haut et 12 m de long va être construit sous nos fenêtres », comme le raconte Chantal Clavel, membre du conseil syndical de « La Grande bleue ».
« Un blockhaus qui pue sur notre belle plage », résume un voisin, remonté comme une pendule. « Tout cela va nous faire perdre 40 % sur le prix de nos maisons », s'insurge Françoise Domini, présidente du conseil syndical de « L'Ecume ».
« J'ai entendu tout et n'importe quoi »
Mardi matin, une cinquantaine d'habitants attendait de pied ferme Gilles Vincent, vice-président de TPM, et Slim Missoum, responsable des réseaux d'assainissement.
« C'est moi qui ai tenu à venir pour répondre aux questions, précise Gilles Vincent, car j'ai entendu tout et n'importe quoi. Par exemple, qu'on allait faire une station d'épuration de 24 m ! ».
En haut des marches de la résidence « L'Ecume », l'élu rappelle qu'« un appel d'offres d'urgence a été lancé pour démarrer les travaux le 7 février. TPM s'est engagé à résoudre définitivement ce problème. Nous ne voulons plus de fermeture de plage, plus de rejet d'eaux usées en mer ». Les commentaires fusent, l'élu est interpellé.
Certains veulent repousser la station « au parc Braudel ou à Saint-Mandrier ». « Mais enfin, on ne peut pas ! Les effluents du quartier sont remontés jusqu'à l'avenue Charles-de-Gaulle pour aller à Sicié », s'exclame Gilles Vincent.
« Pourquoi ne pas enterrer la station ? », ose un habitant. « On ne peut pas complètement l'enterrer à cause des contraintes géologiques fortes, a répondu le technicien de TPM, Slim Missoun. Une partie sera quand même enfouie car la station comprend une cuve de 6 m de haut qui sert à traiter les effluents. Il y aura aussi un groupe électrogène en cas de panne d'électricité ».
Nuisances visuelle et olfactive
L'abri de la station mesurera 2,50 m de haut sur 11,30 m de long. Selon le technicien, « on ne peut pas faire moins, car il y a aussi des contraintes liées aux personnels qui vont travailler dedans. On ne peut pas les faire bosser à genou... Et puis, on a calculé que le bâtiment ne dépasse pas le grillagede la résidence « La Grande bleue », il n'y aura pas de nuisance visuelle supplémentaire ».
Grommellement dans l'assistance. « Je suis quand même très inquiète sur les odeurs. Au Pas-du-Loup, la station, c'est une infection ! », intervient Françoise Domini. « C'est pour ça qu'on a besoin d'une cuve pour traiter les odeurs d'effluents », rétorque Gilles Vincent. « Ce serait bien qu'on les traite avec un parfum d'iode et d'algue qui rappelle la mer ! », imagine un habitant.
« Ecoutez, si on ne fait pas les travaux, je peux vous dire que la plage sera fermée cet été », conclut Gilles Vincent, qui a promis de reconvoquer les riverains pour leur présenter les plans de la station avant de déposer le permis de construire.
Cette dernière proposition satisfait l'assistance. « Nous sommes contents que M. Vincent soit venu. Nous allons pouvoir discuter pour trouver un compromis », résume Françoise Domini.
source: Marielle Valmalette - var matin


