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Nicky
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Date du message : mardi 1 mars 2011 à 00h26
Dépôt de bus : les travaux entrent dans leur seconde phase

Le chantier colossal entamé en juin dernier doit se poursuivre encore un an sur ce terrain situé en plein quartier du Gai-Versant photo: Dominique Leriche
Dans un an, le site de 36 000 m² situé au Gai-Versant accueillera 120 bus du Réseau Mistral. Objectif : assurer une meilleure couverture de l'ouest-Var.
Pour l'heure, le site accueille un ballet incessant de grues et d'engins de chantier. Mais dans un an, ce sont les bus du Réseau Mistral qui éliront domicile sur ce vaste terrain situé entre le chemin de Gai-Versant et celui de Lagoubran, aux Playes. Après le terrassement entamé en juin dernier, les travaux sont entrés dans leur seconde phase : le gros oeuvre. Puis ce seront les finitions, l'ensemble devant être livré en mars 2012. « Le chantier avance conformément au calendrier », se félicite Yannick Chenevard, vice-président de Toulon-Provence-Méditerranée.
Quelques mois plus tard, un autre dépôt sera inauguré à Sainte-Musse, à l'est de Toulon. Ces deux nouvelles structures remplaceront à terme le dépôt de Brunet, vieux de cent ans. « C'était devenu une obligation. Ca nous permettra de réduire le trafic de bus à vide depuis Toulon, car les bus effectuant des lignes dans l'ouest-Var seront directement sur place. »
« Une volonté d'exemplarité »
Le « Monsieur transports » de l'agglomération n'en finit pas de chanter les louanges du futur dépôt. « C'est un bâtiment Haute qualité environnementale, qui répond à notre volonté d'exemplarité en la matière. Nous avons même devancé le Grenelle. » Et l'élu d'énumérer les dispositifs « verts » qui ont été intégrés au projet (lire ci-dessus).
Concrètement, le dépôt de Brégaillon permettra l'accueil de 120 bus.
Une aire sera dévolue à leur entretien et à la maintenance (3 800 m2), une autre, à l'exploitation du réseau, à l'administration et à l'accueil du public. Les quelque 240 chauffeurs qui seront amenés à travailler sur place disposeront de salles de repos modernes.
Un chantier colossal dont le coût a été assumé par l'agglomération. « C'est un investissement conséquent, 18 millions d'euros, concède Yannick Chenevard. Mais il est devenu indispensable pour répondre à notre volonté de développement du réseau. »
Revêtement antibruit
Reste l'avis des riverains, qui ont maintes fois exprimé leur inquiétude quant aux nuisances occasionnées par le va-et-vient de 120 bus sur la plateforme. Yannick Chenevard se veut rassurant. « Le revêtement utilisé réduit largement le bruit des bus. Mais en plus de cela, nous avons fait installer un mur antibruit. »
Les habitants jugeront sur pièce. D'autant que le quartier a connu de sacrés bouleversements, avec la réfection de la gare SNCF, réaménagée pour préparer l'arrivée du transport en commun en site propre (TCSP), dont le mode définitif, tramway ou busway, devrait être entériné d'ici le mois de juin par TPM. La seconde option tient largement la corde, au grand dam de certaines associations d'usagers attachées au rail.
En tout état de cause, La Seyne ne devrait pas voir la couleur de ce futur mode de transport - quel qu'il soit - avant quatre ou cinq ans. La première ligne, annoncée « à l'horizon 2014 », devant relier l'université de La Garde au centre de Toulon.
Un dépôt écolo
En attendant l'arrivéee du TCSP, transport vert, les efforts de TPM en termes écologiques se portent également sur le bâti. Ainsi, le dépôt de bus de Brégaillon répondra à la démarche HQE (Haute qualité environnementale). 1 000 m² de panneaux solaires seront ainsi placés sur la toiture, pour une économie d'énergie estimée à 9,7 tonnes de CO2 par an. 12 m² supplémentaires sont dévolus à la production d'eau chaude sanitaire solaire. Des puits provençaux ont été installés. Ces grands tubes enterrés doivent permettre de limiter l'utilisation du chauffage et de la climatisation. Des bacs capteurs d'eau de pluie seront installés. L'eau collectée servira -après traitement- à arroser les espaces verts ainsi qu'à laver les bus. Par ailleurs, une dépollution a été programmée pour 280 000 euros.
source: Christophe Gaignebet - var matin


