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Nicky
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Date du message : mardi 29 mars 2011 à 12h34
Pour sauver une classe, des parents « squattent » l'école L'Orée-du-bois à La Seyne

Les parents d'élèves de l'école primaire L'Orée-du-bois s'apprêtaient à passer la nuit dans l'établissement, afin de protester contre la fermeture d'une classe à la rentrée prochaine. photo: Dominique Leriche
Souriants mais déterminés. Plusieurs dizaines de parents d'élèves ont investi hier, en fin d'après-midi, l'école primaire L'Orée-du-bois, quartier Pin-Rolland. Matelas, duvets, banderoles et barbecue : tout était prêt pour une nuit de protestation dans les classes de l'établissement.
« Ce mardi matin se tient une réunion en préfecture, avec l'inspection d'académie à l'issue de laquelle la suppression d'une classe risque d'être annoncée », expliquait Isabelle Lecron, chargée de l'organisation du mouvement.
Cette mère d'une petite fille en CE1 réfute les arguments qui conduiraient à cette suppression.
« L'inspection estime que les effectifs prévus pour la rentrée prochaine (81) sont trop bas pour conserver quatre classes. C'est aberrant, d'autant que nous sommes dans un quartier où beaucoup de militaires s'installent tout au long de l'année. Par exemple depuis septembre, dix élèves supplémentaires se sont inscrits ».
La fermeture d'une nouvelle classe dans cette école obligerait les élèves en cours préparatoire à intégrer une classe « mixte » (avec différents niveaux).
Le maire apporte son soutien
Une mesure d'autant plus redoutée que la courbe des effectifs devrait s'inverser dès la rentrée, comme le laisse présager le nombre d'élèves actuellement en deuxième année de maternelle.
Autre élément qui interpelle les manifestants, la livraison de vingt-six nouveaux logements d'ici à l'été, à deux pas de l'école. Des familles dont les enfants vont grossir l'effectif de l'établissement.
« C'est d'autant plus regrettable que la configuration de Saint-Mandrier fait qu'il est très compliqué d'envoyer les enfants vers les autres écoles de la commune », expliquait pour sa part Gilles Vincent.
Le premier magistrat était sur place, hier après-midi afin « d'apporter [son] soutien aux parents d'élèves ».
Ce matin, au terme de leur « sleep-in » - version nocturne du sit-in - les manifestants resteront suspendus aux informations en provenance de la préfecture.
En cas de mauvaise nouvelle, ils n'excluent pas de maintenir le camp. Sans violences, ni séquestration, mais farouchement déterminés.
source: Christophe Gaignebet - var matin


