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Nicky
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Date du message : lundi 2 avril 2012 à 14h26
A Langevin, les lycéens jouent les enquêteurs

Une scène de crime (avec un mannequin en guise de victime) a été reconstituée. Policiers et magistrats jouent le jeu, sous les yeux des élèves qui découvrent les procédures d'instruction. (photo: Dominique Leriche)
Alors qu'il prend son service en début de journée, le chef cuisinier du lycée découvre un corps inanimé et ensanglanté, gisant sous le préau du réfectoire.
Il appelle la police, qui dépêche sur place un OPJ (1) et un spécialiste de l'identité judiciaire (police scientifique). En quelques minutes, les enquêteurs délimitent la « scène de crime », posent des repères à mesure qu'ils relèvent des indices (un portable, un bout de papier, un document sous le corps de la victime, un mouchoir dans l'évier, etc.). Puis l'identité judiciaire « fixe » la scène avec une série de clichés. Le légiste, lui, cherche d'éventuels coups ou lésions sur le défunt. Dans la foulée, un juge d'instruction arrivé sur place demande un relevé d'empreintes afin d'identifier la victime et rechercher des traces de son agresseur.
Un scénario élaboré par les professeurs
Voilà résumée la démonstration effectuée, vendredi, par des enquêteurs professionnels aux élèves du lycée Langevin. Policiers et magistrats se sont en effet prêtés au jeu afin, d'une part de présenter leur métier aux lycéens, d'autre part de contribuer au scénario élaboré par les professeurs. Car cette instruction d'une scène de crime - certes factice mais très bien reconstituée - est le point de départ d'une animation qui va tenir les élèves en haleine toute cette semaine. « L'analyse de la scène par les enquêteurs a été filmée par les élèves de seconde 6 (option arts visuels). Dès ce lundi, leur reportage est mis en ligne sur le site web du lycée. Puis demain, c'est l'autopsie réalisée par le médecin légiste qui sera en ligne. À partir de là, les élèves devront résoudre cette affaire en mettant à profit les indices laissés sur les lieux du crime, mais aussi ailleurs dans le lycée… », explique Stéphanie Zouatim, professeur documentaliste et organisatrice de l'événement. Dans le cadre de la Semaine du polar au lycée, une série d'activités sont en effet menées sur le temps libre des élèves, mais aussi sur le temps scolaire.
Un « Cluédo géant »
La scène de crime va ainsi donner lieu à un « Cluédo » géant auquel tous les élèves vont pouvoir participer, par équipes. Ils devront donc découvrir des indices distillés au compte-gouttes par les profs : des mots de passe glanés en cours (déchiffrage de code en maths, recherche d'énigmes en cours de SVT, de sciences-éco et même d'anglais) permettront de progresser dans l'enquête. Les conseillers principaux d'éducation joueront aussi les « agents spéciaux » en faisant circuler de vraies… et de fausses informations, tandis qu'un groupe d'experts (composé de profs) aidera les élèves à résoudre certaines énigmes. « Cette opération suscite un bel engouement au sein du personnel du lycée », se félicite Stéphanie Zouatim. Et d'évoquer également le concours « polar et cuisine » : le chef du service restauration a créé un menu particulier pour cette semaine, dans lequel sont distillés des indicesqui renvoient vers des ouvrages disponibles au CDI. Par ailleurs, Claude Iconomou, auteur seynois de polars, sera présent vendredi matin pour présenter son travail. Sans oublier une exposition, au sein du collège, sur les grands détectives, ainsi qu'un atelier d'écritures de nouvelles sur le thème du polar. Au final, cette semaine organisée avec ingéniosité, a pour objectif d'intéresser les lycéens à la lecture de romans policiers, mais aussi de permettre aux élèves en option cinéma de réaliser de véritables petits reportages.
1. Officier de police judiciaire
source: M.G. - var matin


