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Nicky
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Date du message : mardi 2 octobre 2012 à 13h36


Philip Plisson s'engage pour le financement de la SNSM


Philip Plisson a réalisé hier matin un reportage sur les sauveteurs en mer de La Seyne/Saint-Mandrier. (photo: Dominique Leriche)
Le plus célèbre photographe de mer français est de passage sur la côte varoise pour terminer un ouvrage consacré aux sauveteurs en mer. Rencontre ...

Après avoir bouclé son tour de la France vue de la mer, un reportage au long cours qui donne lieu à une série de livres - dont le dernier volume consacré à la Corse sortira début décembre, Philip Plisson achève actuellement un nouvel ouvrage dédié à la SNSM (1). De passage hier auprès des sauveteurs en mer de La Seyne et de Saint-Mandrier, le photographe poursuit son périple sur le littoral varois, à la rencontre de ces bénévoles qui, par tous les temps et à toute heure, prennent des risques pour sauver les autres. Explications avec celui qui est également peintre officiel de la Marine.

Quelle est l'origine de votre travail sur la SNSM ?

Pendant trois ans, en parallèle de l'inventaire photographique de La France vue de la mer, j'ai pris contact avec les 177 stations SNSM du littoral français. Ces rencontres vont donner lieu à un bel ouvrage destiné à rendre hommage aux sauveteurs, et à illustrer les moyens et les hommes de la SNSM en 2012. Mais le but, c'est aussi de dégager des recettes à leur profit. En fait, je donne mes images à la SNSM depuis très longtemps. Cette fois, je vais mettre mes reportages à leur disposition pour des supports de communication, des calendriers, des cartes postales, etc, en espérant qu'ils puissent en tirer un profit. Et puis je leur propose le livre au prix de revient (20 euros), charge à eux ensuite de le commercialiser pour en tirer également du bénéfice au profit de la SNSM.

Pourquoi cette volonté d'aider au financement de la SNSM ?

La France est le pays au monde qui compte le plus de bateaux de plaisance par habitant. Il y en a 450 000, dont 50 000 naviguent en moyenne moins de 40 heures par an. Et chaque année, 95 % des sorties de la SNSM sont destinées à porter secours aux plaisanciers. Pourtant, l'ensemble des plaisanciers français ne donne pas l'équivalent de 5 % du budget de la SNSM ! Du reste, en dix ans, les accidents de plaisance ont augmenté de 60 % alors qu'ils ont baissé de 50 % pour les professionnels de la mer. Alors, quand l'État se retire de l'aide aux sauveteurs - ce qui peut se comprendre dans le contexte économique que l'on connaît -, il faudrait au moins que les plaisanciers contribuent à financer ceux qui peuvent leur sauver la vie. Cette situation est une invraisemblance dans notre pays. Par exemple en Grande-Bretagne, il y a dix fois moins de bateaux qu'en France, mais les plaisanciers trouvent naturel de financer les sauveteurs.

Quel accueil recevez-vous dans les ports du Var ?

Avant d'arriver ici, j'ai eu un accueil exceptionnel en Languedoc-Roussillon, notamment à Port-Vendres et au Cap d'Agde. Mais dans le Var, ça traîne les pieds. Je suis passé au port de Hyères il y a quelques jours, mais l'accueil a été très mauvais, on ne m'a pas du tout facilité les choses et on m'a fait payer une fortune. À La Seyne, cela s'est mieux passé, peut-être parce que le capitaine du port est Breton et qu'il était très content de venir me saluer ! Cela étant, je trouve un peu fort de café le fait que, alors que je produis le livre, que je prends un risque avec ma société, et que je viens défendre les intérêts des sauveteurs, pas un port ne m'offre la place. D'ailleurs, l'attitude des ports est aussi limite à l'égard de la SNSM car certains n'hésitent pas à leur facturer plein tarif la place qu'occupe le canot, au motif que c'est une place occupée à l'année et qui ne peut être commercialisée.

Quelle sera la suite de votre travail ?

Après La Seyne, je devais repasser à Hyères, puis repartir vers Saint-Tropez, avant d'enchaîner par Théoule, Antibes, Nice, Menton, puis terminer par la Corse. Je laisserai d'ailleurs mon bateau en Corse car je vais partir pour une nouvelle aventure à Venise. En fait, cette cité a toujours été photographiée depuis la terre, mais jamais par un marin photographe. Je vais donc m'y atteler, pour sortir trois livres : la lagune, Venise, et la cité des Doges entre ciel et mer.

1. SNSM, les sauveteurs en mer, l'ouvrage de 200 pages sera publié en décembre prochain. Il est déjà possible de le commander sur le site www.plisson.com
source: Michael Guillon - var matin