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Nicky
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Date du message : samedi 1 juin 2013 à 21h28
Ifremer - La Seyne: Des ultrasons pour laver les coques des bateaux

Sous l’eau, la tête du bras articulé projette des ultrasons qui nettoient les coques de bateaux. Sans avoir à les sortir de l’eau (photo: Dominique Leriche)
Du côté de La Seyne, le site d’Ifremer abrite une poignée d’ingénieurs qui mettent au point une « station de lavage automatisée ». Histoire de laver son bateau sans le sortir de l’eau
Dans un hangar du site Ifremer de La Seyne, plusieurs hommes se pressent autour d'Ignaki Albaina, le président de l'entreprise Navyclean.
En demi-lune autour de lui, ils l'encerclent presque. « Et les ultrasons, ils ne vont pas abîmer la coque du bateau ? », lance l'un d'entre-eux en s'avançant vers lui. Il s'interroge sur le projet qu'Ignaki Albaina présente ce jeudi : laver les coques des bateaux avec des ultrasons. Ils seront diffusés par une tête reliée à un bras mécanique automatisé.
Eviter la phase de carénage
L'idée étant de créer, à terme, des « stations automatiques de lavage de bateaux ». Les mêmes que pour les voitures. Le bras articulé - la partie technique du projet - est déjà opérationnel. Il s'ébat dans une darse du site d'Ifremer de La Seyne, qui accueille la société Navyclean.
Ce bras articulé devrait permettre de nettoyer un bateau sans avoir à passer par la phase de carénage, c'est à dire le nettoyage à sec. Avec ces stations de lavage, les bateaux se caleraient entre deux pontons, pendant que, sous l'eau, les ultrasons se chargeraient de faire disparaître les algues et autres déchets qui s'agrippent aux coques.
Du coup, le nettoyage sera fini en « quelques heures», assure Ignaki Albaina. Contre « 48 à 72 heures » pour un carénage classique, dit-il encore.
Ce projet de lavage automatique des bateaux permettrait donc d'économiser « du temps, de ne pas risquer d'abîmer la coque en sortant le bateau de l'eau et de s'épargner un travail fastidieux ».
Écologique
Parce que le système sera entièrement automatisé. Et « écologique », assure-t-il. Les déchets seraient aspirés par la « tête » du bras articulé, l'eau souillée recyclée sur place. Mais ça, c'est à terme.
Si le bras articulé est opérationnel, reste à construire le reste de la « station de lavage ». Le premier protoype pourrait voir le jour « deux ans » après qu'Ignaki Albaina ait récolté 600.000 € : la somme qu'il lui manque pour finaliser le projet.
Depuis 2006 et le lancement du projet, il a déjà levé un million d'euros en fonds propres, prêts, etc. Ignaki Albaina est donc à la recherche d'investisseurs...
soiuirce: Nicolas Hasson - var matin


