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Nicky
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Date du message : mardi 2 décembre 2014 à 13h02


Un marché "Russo-coréen" conclu dans la rade à La Seyne ...


Jean-Michel Russo joue les couturiers de voiles, l’une des activités principales de Russo Yachting (photo: Dominique Leriche)
Un chantier asiatique a récemment commandé gréement et voilerie à Russo Yachtingpour la construction du plus grand catamaran de Corée. Un « gros coup » pour la société seynoise

Au pays du Matin calme, on n’est pas franchement du genre à se donner de grandes tapes dans le dos, voire à partir dans des éclats de rire tonitruants.

A fortiori quand il s’agit de conclure une affaire à 10.000 kilomètres de Séoul, dans la langue (approximative) de Shakespeare, avec le patron d’une petite entreprise seynoise.

« C’est sûr qu’ils n’ont pas été très avenants », sourit Jean-Michel Russo. « Mais bon, l’essentiel n’était pas là. »

Au printemps dernier, sa société Russo Yachting, un des leaders de la fabrication de gréements et de voiles sur le littoral Méditerranée, a ainsi accueilli une délégation de businessmen sud-coréens.

Avec cet objectif appétissant : formaliser un contrat de 48.000 euros avec le chantier asiatique Samjoo S-tech Co, pour l’équipement d’un navire de 22 m. Un catamaran à passagers, le plus grand de Corée, destiné à des croisières touristiques en mer du Japon.

Quatre bateaux supplémentaires ?

S’il n’y a pas eu de grandes effusions lors de la visite du site situé espace Joseph-Grimaud, le marché Russo-coréen n’en a pas moins été conclu. Il y a quelques semaines, Jean-Michel Russo a lui-même fait le voyage jusqu’à La Rochelle pour mettre le tout (1), dont la grande voile de 120 m2 made in La Seyne, dans un container.

Le cargo a ensuite pris la direction du port de Busan, à l’autre bout de la planète.

Comment les Coréens se sont-ils retrouvés à humer l’air du Var ?

« C’est un concours de circonstances, explique encore l’ancien champion de dériveur. En 2011 et 2012, nous avions eu l’occasion de travailler avec le cabinet d’architecture navale Mer et Design, à Sophia Antipolis, pour équiper deux catamarans. Les Coréens ont été séduits par ces navires et ce concept qui fonctionne bien. Sans doute aussi par le rapport qualité/prix. Donc ils ont contacté Mer et Design… »

Et Russo Yachting dans la foulée, qui a intégré le package asiatique.

Pour autant, d’après Jean-Michel Russo, il ne faut pas trop s’enflammer. Surtout dans un marché de la plaisance qui n’est pas épargné par la crise, même si le marché de l’entretien se maintient à flot.

« Ce genre de deal international n’est pas une perspective naturelle de développement. On voit plutôt ça comme un “one shot” (coup unique, ndlr). Nous, on mise davantage sur le futur port de plaisance Michel-Pacha. »

À moins que… l’armateur coréen ne conclue aussi avec la société seynoise une commande pour la voilerie de quatre bateaux supplémentaires.

Une hypothèse pas complètement surréaliste, vu que les sister-ship sont effectivement prévus. « Ce serait alors clairement notre plus gros coup », se plaît à rêver notre Hyérois d’origine. Comment dit-on « cerise sur le gâteau » en coréen?

1. La conception du mât a été confiée à une entreprise rochelaise
source: Ma. D. - var matin