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Nicky
Membre

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Date du message : samedi 14 février 2015 à 12h32


... Suite ... Peser le pour et le contre

Évoquant la recommandation de la Cour des comptes - qui « préconise de prendre les décisions nécessaires pour regrouper les sites de l'IRSN », Axelle Lemaire a indiqué que, pour le gouvernement, « il est sain que ce type de question soit posé, puisqu'il importe que les opérateurs de l'État déploient le plus efficacement possible les ressources dont ils disposent ».

Et en réponse à cette « recommandation » de la Cour des comptes, a-t-elle ajouté, « l'IRSN a entrepris d'évaluer la pertinence du maintien de cette antenne de La Seyne. Il met actuellement en balance l'avantage de disposer en permanence d'une équipe en bord de mer grâce au site de l'Ifremer, d'une part, et les contraintes de fractionnement géographique des moyens humains et matériels, d'autre part ». Ce processus est donc engagé et, à l'issue,« une décision sera proposée au conseil d'administration de l'opérateur. En toute hypothèse, et quelle que soit cette décision,a conclu Axelle Lemaire, les missions de l'Institut continueront d'être exercées avec la même vigilance et la même présence sur le terrain qu'aujourd'hui ».

Reprenant la parole après cette réponse, Philippe Vitel a noté que son contenu « peut nous laisser un espoir » - puisque le gouvernement évoque la « continuité de la présence de l'IRSN sur le terrain ».

Reste à décrypter le propos : une hypothèse a déjà été évoquée par la direction de l'institut, selon laquelle les cinq salariés de l'antenne seynoise pourraient être « mutés » à Cadarache, puis faire des allers-retours entre le site bucco-rhodanien et la deuxième ville du Var pour réaliser leurs missions en bord de mer. « C'est peut-être simple vu de Paris, mais ce n'est pas rationnel vu d'ici », avaient commenté les « Seynois » de l'IRSN. Qui devraient attendre encore un moment avant d'être fixés sur leur sort - aucun calendrier n'est évoqué à ce stade - mais qui, au moins, savent pouvoir compter sur le soutien des élus locaux.
source: M. G. - var matin

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Nicky
Membre

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Date du message : samedi 14 février 2015 à 12h31


Le sort de l'IRSN toujours en suspens ...


Le possible déménagement de l'antenne seynoise de l'IRSN avait entraîné, mi-janvier, une vague de réactions au sein de la classe politique

De Marc Vuillemot à Hubert Falco, en passant par Gilles Vincent et les élus écologistes municipaux et régionaux, tous avaient pris la parole pour défendre la présence à La Seyne de cet institut qui réalise des missions d'intérêt public, et figure parmi les acteurs du Pôle Mer. Le député Philippe Vitel est donc à son tour monté au créneau, à l'Assemblée, demandant à la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie d'intervenir en faveur du maintien de l'IRSN en terre seynoise.

Pour mémoire, c'est le rapport de la Cour des comptes, paru mi-décembre, qui avait déclenché l'inquiétude des élus locaux et des cinq salariés hébergés à Brégaillon, sur le site d'Ifremer. Le juge financier recommandait en effet le transfert de l'IRSN du site de La Seyne vers celui du Commissariat à l'énergie atomique implanté à Cadarache. Et ce, dans une logique de « rationalisation des implantations ».

« Sa présence rassure la population »

Dans son propos à l'Assemblée, Philippe Vitel rappelle d'abord que « l'implantation de l'IRSN à La Seyne, à la fin des années 1970, avait été motivée par la présence, sur le port militaire de Toulon, d'installations nucléaires sensibles (sous-marins nucléaires d'attaque, porte-avions) qui seront encore présentes pendant les prochaines décennies ». Le député varois ajoute que l'IRSN « conduit des recherches sur l'impact de la radioactivité dans l'écosystème marin, en collaboration avec les équipes de l'Ifremer ». Et d'insister : « Son regard indépendant sur l'état radiologique de la rade et sur la gestion d'un éventuel accident ou incident, représente pour tous un élément majeur de sécurité. Il permet de rassurer la population de TPM, ainsi que les acteurs des autres activités de la rade, notamment les plaisanciers et les aquaculteurs ».

Philippe Vitel évoque aussi le poids de l'institut dans l'économie locale : « L'IRSN est membre du Pôle de compétitivité Mer, qui est porteur de nombreux projets dans le domaine des hautes technologies maritimes. Cet établissement représente donc une vraie valeur ajoutée pour l'économie régionale et pour celle de notre territoire, qui va bien au-delà de son propre cœur de métier. (…) Sa présence est indispensable à la stratégie économique engagée autour d'un pôle de compétitivité, véritable moteur d'innovation et d'emploi. Cette stratégie correspond donc pleinement à l'impulsion que vous souhaitez donner à la politique maritime de la France ». D'où la demande du député de « reconsidérer le projet de déménagement de l'IRSN de La Seyne vers tout autre site ».

En l'absence de Ségolène Royal, c'est la secrétaire d'État chargée du numérique, Axelle Lemaire, qui a été mandatée pour répondre à Philippe Vitel ... @ suivre ...

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Nicky
Membre

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Date du message : jeudi 15 janvier 2015 à 00h16


Menace sur l'expertise nucléaire dans la rade de La Seyne ...


Les cinq salariés seynois de l'IRSN (ici en compagnie d'un thésard accueilli pour ses travaux d'études) sont hébergés sur le site de l'Ifremer à Brégaillon, dont ils bénéficient des moyens scientifiques et logistiques. Tous font part de leur inquiétude quant à un éventuel départ (photo: Dominique Leriche)
Le site seynois de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) pourrait quitter la ville. Les salariés s’inquiètent. Mais beaucoup de voix s’élèvent pour leur maintien

L'alarme a sonné le 10 décembre dernier. La Cour des comptes publie alors un rapport sur la gestion de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). On peut y lire, notamment, que« la rationalisation des implantations de l'établissement est à poursuivre, plusieurs d'entre elles ne répondant plus à des besoins réels (Avignon, La Seyne-sur-Mer)».

Depuis lors, l'inquiétude grandit parmi les cinq salariés hébergés à Brégaillon par l'Ifremer, et qui assurent une veille permanente en matière de radioprotection dans la rade (lire ci-contre), mais aussi sur tout le littoral méditerranéen.

«L'IRSN est installé à La Seyne pour deux raisons, résume Sabine Charmasson, responsable de l'antenne locale : la présence du port militaire avec ses installations nucléaires, et la présence de l'Ifremer avec qui nous mutualisons les moyens. Nous partageons en effet les prélèvements d'échantillons marins : l'IRSN cherche les radionucléides (atomes radioactifs), tandis que l'Ifremer recherche d'autres contaminants en mer (métaux lourds notamment)».

« La première fois que le projet est aussi clair »

Si elle est l'un des onze sites de l'IRSN en France, l'antenne seynoise - installée ici depuis la fin des années 1970 - est aussi l'une des plus petites implantations : elle ne compte que cinq salariés (quatre ingénieurs chercheurs et un technicien).

« Depuis des années, il y a régulièrement des allusions, en interne, au fait que la direction réfléchit à l'optimisation de ses implantations, et que les petits sites seraient touchés», rapporte Mme Charmasson. «Cela étant, complète sa collègue Céline Duffa, avec le rapport de la Cour des comptes, c'est la première fois que l'antenne de La Seyne est clairement citée».

Pour l'heure, poursuivent les salariés seynois de l'IRSN,«notre direction nous dit que rien n'est décidé(lire ci-contre).Mais on s'inquiète car le projet évoqué consisterait à rapatrier notre équipe sur Cadarache (où travaillent 400 personnes de l'IRSN). Vu de Paris, ça paraît simple, mais vu d'ici, c'est beaucoup plus compliqué ! Pour réaliser nos missions, nous avons besoin d'être en bord de mer. Et les moyens de l'Ifremer nous sont très précieux. Partir à Cadarache reviendrait donc à remettre en cause le bien-fondé de notre activité».

Décision fin janvier ?

Le point de vue des salariés est partagé par un certain nombre d'acteurs locaux, attachés à la présence de l'IRSN à La Seyne. Le maire de La Seyne, le président de l'agglomération, le président du Contrat de baie, ou encore les écologistes viennent de prendre position pour défendre cette implantation (lire ci-dessous). Chacun est conscient de l'urgence : si la décision de fermeture était prise, la direction l'annoncera en comité d'entreprise. Et le prochain CE est programmé fin janvier.
source: M.G. - var matin