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BBER
Visiteur
Date du message : jeudi 19 février 2009 à 19h52
Ca CAFouille... lol
Nicky
webmaster
Date du message : jeudi 19 février 2009 à 01h13
22 000 dossiers en souffrance à la Caf : gros retards de paiement

Photo : Richard Barsotti
Des files d'attente interminables, des retards de paiement allant jusqu'à un mois... le personnel de la Caf du département, submergé par les dossiers, évoque une « crise historique ».
«Vingt-deux mille dossiers en stock, c'est historique. On n'a jamais vu ça dans le Var ». Depuis plusieurs semaines, la caisse d'allocations familiales a tous les indicateurs dans le rouge. Plus d'une heure d'attente à l'accueil, problèmes dans les dossiers en cours, retards de paiement allant jusqu'à un mois, c'est la surchauffe à tous les étages. Sur fond de crise économique, le cocktail est détonnant : les allocataires s'énervent, le personnel écope. La direction réagit, avant que ça n'explose.
70 000 contacts de plus
« Nous n'arrivons plus à faire face aux demandes d'aides familiales et sociales », reconnaît Patrick Deroux, directeur de la caisse du Var depuis le 2 février. « Ces quatre derniers mois, nous avons eu 70 000 contacts de plus que l'an dernier à la même époque (accueil, téléphone, courrier confondus). Notre personnel n'est pas élastique. Même en faisant des efforts, ça coince ».
De La Seyne à Saint-Maximin,
certaines antennes baissent le rideau une heure avant la fin de la permanence pour résorber l'attente. Pour faire face aux files, les agents accélèrent, des papiers se perdent... Les allocataires se plaignent de devoir ramener des pièces. La qualité de service n'est plus là.
Tout devient urgent
« 22 000 dossiers, cela représente huit jours de traitement », indique Olivier Specht, responsable des prestations varoises. « Notre capacité d'absorption normale est de trois jours de traitement. Les dossiers en stock ont jusqu'à un mois de retard ».
Depuis plusieurs semaines déjà, la Caf varoise donne priorité aux minima sociaux mais au bout d'un moment, tout devient urgent. La situation est devenue inacceptable. Près d'un Varois sur deux compte sur les prestations sociales pour vivre.
Seule solution : se mobiliser sur le traitement des dossiers à temps plein. Le personnel fait des efforts : il a accepté de ne plus prendre de RTT et de travailler le samedi jusqu'à Pâques. Le but étant de résorber le stock avant l'arrivée de la prime de solidarité active en avril et la prise en charge de 15 000 allocataires supplémentaires avec le RSA en juillet prochain.
source: Christelle Lefebvre - var matin


