Guerre en Ukraine : La Seyne propose 70 Places d’Hébergements et collecte des Dons - La Ville de La Seyne-sur-Mer a recensé 70 places d’hébergements pérennes (meublés, chez l’habitant, collectif ou en village vacance) à la demande de la préfecture. L’ESAJ Gisèle-Halimi a pour sa part été mis en configuration de centre d’accueil relais. Un premier camion doit quitter l’espace social Docteur Raybaud ce samedi 05 mars 2022 avec les dons des Seynois.
Avec la préfecture pour "état-major", la ville a "tout mis en place" pour être prête à recevoir des réfugiés ukrainiens: "Le préfet nous a demandé de mettre à disposition des hébergements. Nous pourrons accueillir 32 personnes dans des meublés, 20 chez l’habitant et 18 en logement collectif. Sachant que l’Esaj (Espace sportif et d’accueil de la jeunesse) Gisèle Halimi est en configuration centre d’accueil", précise la maire. "Les premières arrivées sont attendues la semaine prochaine. Il ne devrait pas y avoir d’arrivée massive mais, dans le cas contraire, on envisagera un logement d’accueil massif provisoire". Si la quantité de réfugiés à venir à La Seyne n’est évidemment pas encore connue, la qualité de leur accueil semble d’ores et déjà assurée, outre le logement. Tout d’abord pour la nourriture: "Il y a la cuisine centrale et des personnes sont prêtes à livrer des repas".
Pour les échanges: "Une quinzaine d’interprètes se sont déjà portés volontaires". Et en n’attendant plus que la mobilité: "Nous allons voir avec le Réseau Mistral". "Dans cette situation, il faut vraiment gérer l’humain", a conclu Nathalie Bicais. "Il faut que les réfugiés ukrainiens ne se sentent pas abandonnés. Il faut qu’ils sachent qu’il y a des endroits où ils sont les bienvenus". Les dons sont à apporter du lundi au vendredi de 8h30à 17h à la salle Jules-Verne, espace social Docteur Paul-Raybaud: 1, rue Ernest-Renan.
"Les conséquences humanitaires de la guerre en Ukraine nous mobilisent au plus haut point": la remarque de Nathalie Bicais vaut aussi et déjà pour ses concitoyens, dont elle a souligné la mobilisation aussi "rapide" qu’"efficace": "Un grand merci à eux!". Ainsi, " plusieurs tonnes d’objets " ont été collectées et sont en cours de tri par de "nombreux volontaires: c’est important car, ce dont les Ukrainiens ont avant tout besoin, ce sont des produits alimentaires (ne nécessitant pas de cuisson), d’hygiène et de puériculture, des bouteilles d’eau, allumettes, briquets, bougies, lampes torches et piles". Il ne restera "plus qu’à" les acheminer en Ukraine, pas la mission la plus simple, même si la première magistrate seynoise sait pouvoir compter sur l’ONG Josy Chambon. Forte de cet "élan de solidarité énorme", Nathalie Bicais a lancé un appel aux dons: "Les Ukrainiens ont également besoin de médicaments mais il vaut mieux que ce soit de l’argent (chèque defiscalisable, à l’ordre du Trésor public, à déposer au CCAS) car il y a un risque de vol des médicaments …"
